Le projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2)
Un projet agrivoltaïque au cœur du territoire, associant production agricole et énergie renouvelable.
Situé sur les communes de Bona et Jailly (58), ce projet développé par Terapolis en partenariat avec les exploitants agricoles locaux vise à accompagner la transition du territoire tout en pérennisant les activités agricoles.
Les objectifs du projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2)
Produire une énergie renouvelable locale
Pérenniser les exploitations agricoles
Contribuer au dynamisme du territoire
Assurer une bonne intégration du projet dans son environnement
Les principales caractéristiques du projet
Un projet de 55 MWc de puissance installée
Le parc permettra de produire une électricité renouvelable équivalente à la consommation annuelle d’environ 25 000 à 30 000 habitants, soit l’équivalent d’une ville comme Nevers.
Réduction des émissions carbonnées de 40 000 CO2eq/an
L’évaluation de l’empreinte carbone du parc agrivoltaïque, prenant en compte l’ensemble de son cycle de vie, montre qu’il permettrait d’éviter environ 40 000 tonnes de CO₂ équivalent par an, soit l’équivalent des émissions annuelles de plus de 4 000 habitants.
Un projet favorable à l’environnement
Préservation des haies, prairies et continuités écologiques dès la conception
Maintien ou amélioration des habitats pour la biodiversité
Évitement des zones les plus sensibles (zones humides, habitats à enjeux)
Mise en place de mesures de protection des espèces
Réduction possible des besoins en eau
Une agriculture maintenue et renforcée
Maintien de l’activité agricole sur le site
Sécurisation économique des exploitations grâce à un revenu complémentaire
Adaptation de l’agriculture aux évolutions climatiques (réduction du stress hydrique et thermique)
Adaptation des cultures et pratiques pour tirer parti des conditions créées par les installations
Un projet au services du territoire
Soutenir l’activité économique locale
Générer des retombées pour les collectivités locales
Produire une énergie renouvelable locale
Limiter ses effets sur le cadre de vie des riverains
Démarche de dialogue et de transparence
Une intégration paysagère soignée
Réduction de la visibilité grâce à la plantation et au renforcement de haies
Maintien d’un usage agricole limitant l’impression d’artificialisation
Préservation des éléments paysagers principaux (boisements, chemins, lisières)
Les enjeux socio-économiques du projet
Retombées fiscales (IFER, CFE et Taxe foncière)
L'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux est évaluée à :
Collectivité | Partage |
EPCI | 50 % |
Département de la Nièvre | 30 % |
Communes | 20% |
*L’IFER est une taxe annuelle versée par l’exploitant d’une installation de production d’énergie. Elle constitue une retombée fiscale pour les collectivités locales concernées par le projet.
Création d'emplois
Le projet agrivoltaïque devrait créer environ :
135 ETP* directs durant la phase de construction
5 ETP* durant la phase d'exploitation
Les premières centrales photovoltaïques commencent à être démantelées, la filière ne dispose pas encore d’un recul suffisant pour évaluer précisément le nombre d’emplois créés lors des phases de démantèlement et de recyclage à l’échelle d’un cycle de 40 ans.
Source : moyenne calculée à partir des chiffres du rapport Marché et Emplois de l'ADEME, publié en 2024 pour le secteur des ombrières de parking (structrures agrivoltaïques similaires dans leurs besoins d'installation et de maintenance)
*ETP = Equivalent Temps Plein =1 personne travaillant à temps plein pendant 1 an
Coût d'investissement
Un coût d’investissement estimé à 44 000 000 €
Le projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2) en images
Plan de situation
Des impacts paysagers globalement faibles
Ces perceptions seront atténuées et accompagnées par des aménagements paysagers, notamment par le maintien et le renforcement des haies existantes.
Exemple de projet agrivoltaïque intégrant l’élevage
Planning prévisionnel du projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2) et prochaines étapes
Les partenaires territoriaux impliqués dans le projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2)
ALGA
Médiation territoriale et participation citoyenne
Facilite le dialogue entre les acteurs (habitants, élus, porteurs de projet, agriculteurs…)
Accompagne les projets de la concertation à la co‑construction
Utilise des outils créatifs (ateliers, films, expo…) pour faire participer
ARCHITECTURE D+C
Cabinet d'architecte
AWAM
Agence de communication
PCCONSULT
Bureau d'études agricoles
ROLLE ELEC
Design
Conseil Aménagement Espace Ingénierie – CAE
Etude d'impact
GEOMATIK
Topographie
Impacts potentiels sur l’environnement et l'aménagement du territoire
Un soutien concret aux exploitations agricoles
Dans un contexte agricole incertain, le projet apporte des solutions concrètes :
• Sécuriser les revenus des exploitations.
• Faciliter leur transmission.
• Accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs.
• Et maintenir une activité agricole durable sur le territoire.
Des bénéfices directs pour l’agriculture
• Production d’herbe plus résiliente face aux sécheresses.
• Diversification des revenus.
• Renforcement de la pérennité des exploitations.
Principales caractéristiques des équipements créés ou aménagés en vue de sa desserte
Equipements
Le projet maintient une activité agricole sur le site et accompagne les exploitations face aux aléas climatiques, notamment grâce au pâturage sous les panneaux. |
Options de localisations envisagées
Choix du site et justifications
Une implantation adaptée au territoire
Le projet a été défini en tenant compte des spécificités du territoire et des contraintes locales.
Son implantation repose sur plusieurs critères complémentaires :
• Le relief du terrain, afin d’adapter le projet aux pentes naturelles et limiter son impact visuel.
• La qualité agronomique des sols, dans une logique de maintien de l’activité agricole.
• La structuration bocagère existante (haies, boisements), essentielle pour l’intégration paysagère.
• L’éloignement des habitations et des principaux lieux de vie.
• Et les possibilités de raccordement au réseau électrique.
Cette approche permet de concevoir un projet cohérent avec son environnement, limitant les contraintes techniques et favorisant une bonne insertion dans le paysage et le territoire.
Extrait de zonage
Options de raccordement envisagées
Le projet a vocation à être raccordé au futur poste source Enedis « Nièvre Sud », dont l’emplacement est en cours de définition, avec une mise en service prévue autour de 2032.
Evolutions du projet grâce aux observations recueillies sur le territoire
Concertation publique
Une concertation publique est organisée du 25 au 27 juin sur les communes de de Bona et Jailly, sous forme de permanences, d’ateliers et de visites de site, afin de recueillir les avis des habitants et d’adapter le projet en conséquence.
À l’issue de cette phase, le dossier de concertation reste accessible en mairie afin de recueillir les contributions du public jusqu’au 15 août.
Tout savoir sur le projet Andromaque Bona Jailly (Andromaque 2)
Découvrez les réponses aux questions précédemment posées.
Le photovoltaïque est une technologie qui convertit l'énergie lumineuse issue du Soleil en électricité grâce à des panneaux, autrement appelés "modules". En agrivoltaïsme, des panneaux en silicium monocristallin sont privilégiés car ils présentent un meilleur rendement. Voici leur composition :

Composition d'un panneau en silicium monocristallin (Source : Terapolis)
A l'issu de leur exploitation, les panneaux peuvent être recyclés, soit par l'intermédiaire du programme Soren, soit directement par le fabricant.
La capacité photovoltaïque totale en France dépasse en 2025 les 20 GW (GigaWatt), soit environ 4% de la production électrique nationale, comme représenté ci-dessous :

Répartition du mix électrique français en janvier 2025 (source RTE)
Cette production se fait grâce à plusieurs types d'infrastructures :
- En autoconsommation sur petites toitures
- Sur grandes toitures et ombrières (ex : bâtiments industriels, parking, etc.)
- Par des parcs photovoltaïque au sol,
- Par l'agrivoltaïsme.
La part du solaire, notamment au travers de l'agrivoltaïsme, tend à augmenter ces prochaines années, notamment grâce à la loi APER (accélération Pour les Energies Renouvelables) de 2023 visant à accélerer et simplifier les démarches pour la réalisation de projets renouvelables, dans le but de remplir les objectifs nationaux : entre 35 et 44 GW en 2028.
L’agrivoltaïsme apporte intrinsèquement un revenu complémentaire à l’exploitation agricole. Ce revenu permet d’investir dans l’exploitation et d’accompagner la transition vers des pratiques agricoles plus durables, pour pérenniser la production agricole.
Dans cette optique, Terapolis encourage des pratiques agricoles qui permettent de développer un écosystème plus complexe et plus résilient sur les parcelles agrivoltaïques, aussi bien en surface que dans le sol. Cette approche peut s’accompagner de l’installation d’un·e jeune exploitant·e agricole insufflant une nouvelle dynamique tournée vers une agriculture durable.
Cette logique globale vise à garantir la pérennité de l’activité et des productions agricoles sur les parcelles agrivoltaïques.
Afin d'installer un parc photovoltaïque sur une parcelle agricole, Terapolis et l'exploitant agricole sont tenus légalement de maintenir les rendements agricoles ainsi que les revenus issus de la production agricole.
Pour garantir le maintien des rendements agricoles, il existe plusieurs dispositifs : pilotage des panneaux, système d'irrigation intégré, etc. De plus, la protection contre les aléas climatiques et le microclimat apportés par les panneaux permettent de réduire les variations interannuelles de rendements, assurant ainsi une meilleure stabilité de la production agricole.
La durée de vie d'un module photovoltaïque est d'environ 25-30 ans, avec une perte d'efficacité d'environ 0.5% à 1% par an (pour rester au dessus de 80% de la puissance nominale).
Toutefois, la durée d'exploitation d'un parc agrivoltaïque est de 40 ans, avec une possibilité de prolongation de 10 ans. Pour palier à la perte de rendement des panneaux, Terapolis réalise un processus de "repowering", c'est à dire de remplacement des panneaux, à la moitié de la durée d'exploitation. Ce processus permet de réhausser le rendement du parc mais également d'améliorer la puissance de celui-ci, grâce à des panneaux plus performants.
A l’issue de l’exploitation, et conformément au Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024, tous les équipements installés devront être démontés et le site remis dans son état d'origine dans un délai de un an. En ce qui concerne les panneaux et les onduleurs, leur traitement en fin de vie est obligatoire. En France, ce recyclage se fait grâce à la société Soren (lien vers leur site : Soren : collecte et recyclage de panneaux solaires photovoltaïques - Soren).
On estime que 95% d'un module (en masse) peut être recyclé.
Ce traitement des déchêts est régi par la directive DEEE "Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques".
Le solaire photovoltaïque utilise du silicium. Il ne s'agit pas d'une terre rare, ni d’un matériau rare. En effet, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) n’identifie actuellement aucune contrainte majeure à l’exploitation du silicium, même si l’on ne dispose pas encore d’une estimation fiable de ses réserves disponibles.
Toutefois, le silicium est tout de même qualifié de matériau critique, car sa production est concentrée entre les mains de quelques acteurs à l’échelle mondiale — la Chine en assurant environ 70 %. Cette concentration géographique pourrait, à terme, poser des problèmes d’approvisionnement.
L'énergie produite par un panneau photovoltaïque dépend de l'irradiation solaire, c'est à dire l'énergie reçue par les rayons du Soleil par m² (voir carte de l'irradiation solaire en dessous).
Ainsi, on estime que pour les pays du Nord de l'Europe, il faut 2 à 3 ans environ au panneau pour produire ce qu'il a couté, et seulement 1 an dans le Sud. Ainsi, un panneau photovoltaïque produit au cours de sa vie beaucoup plus d'énergie que ce qui a été nécessaire à sa production.

Carte de l'irradiation solaire en Europe (source : www.mdpi.com)
Le projet sera raccordé au futur poste source du territoire, qui permettra d’acheminer l’électricité produite vers le réseau public. Cette électricité sera distribuée pour répondre aux besoins du territoire. Le raccordement fera l’objet d’études techniques et réglementaires spécifiques, visant à garantir son intégration dans le territoire et à limiter ses impacts sur l’environnement et les riverains.